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Laboratoire de la pensée

Prenant place durant tout le festival, le Laboratoire de la pensée invite les esprits curieux à approfondir leur expérience des arts vivants. Véritable allié de la réception des œuvres, il propose des discussions et une approche créative de l’écriture privilégiant la réactivité et l’ouverture à tout questionnement. Ainsi chaque spectateur est encouragé à devenir à la fois activateur et producteur de sens. Mené par des invité·e·s spécialistes des arts vivants, et décliné en deux volets – les Balises et l’Atelier d’écriture – ce laboratoire souhaite créer des traits d’union entre le programme artistique du far° et les festivaliers en générant des rendez-vous ludiques dont la richesse n’a d’égale que la spontanéité.


Les invité·e·s
Chaque année, le far° invite des spécialistes des arts vivants. Les invité·e·s interviennent à plusieurs endroits : pour présenter les Balises, pour mener l’Atelier d’écriture ou encore les rendez-vous avec les résidents Watch & Talk (dans le cadre de l'Accompagnement Artistique). L’intérêt d’une telle présence réside dans l’apport théorique partagé en regard de toutes les propositions artistiques présentées au festival. En lien avec les sujets de ses propres recherches ou domaines de compétences, l’invité enrichit la réception des œuvres, initie et alimente les discussions autour des spectacles.

Balises
Les Balises sont des temps de rencontre et de discussion, prenant place avant et après une représentation. Se référant au titre de l’édition du festival en cours, l’invité (voir plus haut) met en relation des thématiques de son choix avec le spectacle présenté le soir même. À plusieurs reprises, les Balises multiplient les approches possibles des œuvres tout en révélant la construction et la dramaturgie du festival. Destinés à tous, ces moments préparent à accueillir les spectacles et à prolonger leur réception, sans chercher à figer un seul discours.

Atelier d’écriture
Prenant l’allure d’une université d’été, l’Atelier d’écriture aborde les arts vivants par l’écriture en encourageant le spectateur-rédacteur à devenir à la fois activateur et producteur de sens. Poser ses réflexions sur le papier, ou les mettre en forme de manière visuelle, peut contribuer efficacement à les formuler, à les développer et à les partager. Accompagnés par un ou une spécialiste des arts vivants, le groupe de participants, aussi bien des étudiants HES que des festivaliers, bénéficient d'un cadre formateur et privilégié pour réfléchir, débattre et écrire sur les spectacles vus au festival. Cet atelier prévoit également des temps pour entrer en contact avec de nombreux artistes et professionnels présents au festival. Les objectifs visés peuvent être la production d'un objet rédactionnel imprimé ou la réalisation d’un blog.

2018 —  invité   : Laurent Pichaud
2017
 —  invitée : Paula Caspão
2016 —  invitée : Sandra Nœth
2015 —  invité   : Éric Vautrin
2014 —  invité   : Lou Forster
2013 —  invitée : Bojana Bauer
2012 —  invité   : Franz Anton Cramer
2011 —  invitée : Yvane Chapuis
2010 —  invité   : Tiago Bartolomeu Costa

 

Retour sur l’expérience de l’atelier d’écriture du far° 2011
Yvane Chapuis en interview dans les Matinales
RTS, 23 août 2011, écouter

Retour sur l’expérience de l’atelier d’écriture du far° 2015
Éric Vautrin en interview dans C’est l’été (extrait)
La Télé, 17 août 2015, voir


L’art et le partage
Franz Anton Cramer et les participants de l’atelier d’écriture, août 2012

Que serait une œuvre d’art qui ne serait jamais vue? Une musique qui ne serait jamais jouée? Un roman que personne ne lirait? La pratique de l’échange est essentielle pour donner vie à ce qui a été fait pour être contemplé, pour circuler, pour se faire comprendre. Ceci vaut également, et peut-être même avec plus d’urgence, pour l’art vivant. Le far° festival des arts vivants considère qu’il ne suffit pas de voir ; il met en valeur avec force le partage de l’expérience. C’est pourquoi l’atelier d’écriture mis sur pied par le festival s’intègre de façon naturelle dans un événement qui a été conçu pour questionner certaines de nos habitudes de spectateur. Car on cherche, au moment même où l’on voit, à comprendre ce que l’on voit, à y conférer un sens et à examiner la cohérence de ce qui a été proposé. Mais tous les spectacles, comme toutes les œuvres ou presque de l’art contemporain, ne vont pas de soi. Souvent ils résistent à la perception. Ils dévient nos méthodes d’interprétation. Ils refusent d’ouvrir la porte principale et nous invitent à trouver une autre entrée. L’enjeu est donc de bien regarder où mènent les chemins qu’un spectacle propose, et d’accepter le risque du détour, de s’égarer même. Mais comme dans la fable mythologique grecque, Thésée – qui parcourt un labyrinthe dont nul ne s’était jamais échappé jusqu’alors – possède le fil rouge légendaire qui peut l’orienter jusqu’à retrouver l’issue. Et puisque le mot 
texte vient de tisser, et que des fils sont nécessaires pour tisser, l’expérience de découvrir, de parcourir, de résoudre quelques-unes des énigmes que représente tout spectacle à travers des exercices d’écriture s’avère salutaire. Les textes s’écrivent au fil des discussions sur la base d’échanges qui, eux, ont été initiés par les œuvres. Sans elles, pas de partage. Mais sans partage, pas d’art…