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L’Usage du monde –
le dehors

Laurent Pichaud (FR)

création

2016

Najib Mohammadi et Sharif Saidi sont deux jeunes Afghans. Arrivés en Suisse en novembre dernier, durant «l'automne migrant» que l'Europe a connu et qui se prolonge encore, ils sont aujourd'hui des «requérants» en attente d'un statut de réfugié qui leur permettrait de rester en Suisse. Lors de l'un des Rendez-vous du jeudi organisés par le far°, ils rencontrent Laurent Pichaud. Le chorégraphe identifie alors une coïncidence troublante: l'itinéraire qu'ont parcouru Najib et Sharif pour arriver en Suisse, à travers l'Iran, la Turquie et les Balkans, est le même que celui que Nicolas Bouvier a emprunté il y a plus de soixante ans, en sens inverse, et qui a fait l'objet de son livre L'Usage du monde. C'est à l'usage troublé, contemporain et migrant du monde que ce projet fait écho.

conception : Laurent Pichaud accompagné de Najib Mohammad et Sharif Saidi ; production : x-sud, far° Nyon ; x-sud/laurent pichaud bénéficie d'une subvention d'aide à la structure de la part du département du Gard – France ; cette proposition est soutenue dans le cadre des projets d'intégration de la ville de Nyon

repères biographiques : Laurent Pichaud est né en 1971 à Nîmes. Après une formation auprès de Nicole Canonge, il débute son parcours d’interprète et chorégraphe dans les années 1990 alors que la danse contemporaine est traversée par une remise en cause du spectacle et de ses codes. Il participe pleinement de ces réflexions et expérimentations tout en poursuivant parallèlement un cursus universitaire d’histoire de l’art. Dans son travail chorégraphique, il privilégie les recherches sous le mode des «consignes et contraintes», toujours en immédiate relation avec le réel environnant de l’interprète. Ce souci du lieu de présentation est devenu peu à peu une constante centrale dans sa démarche — chaque projet est associé à un contexte spécifique, un lieu en lui-même pouvant suffire à définir le sujet d’une pièce. Au-delà des caractéristiques physiques des lieux, ses dernières recherches s’intéressent toujours plus à la position du spectateur, c’est-à-dire à sa part dans le chorégraphique mais aussi à la présence du chorégraphique dans son imaginaire. Il est à ce jour l’auteur d’une douzaine de pièces, dont parmi les plus récentes mon nom, une place pour monuments aux morts ; indivisibilités avec Deborah Hay ; La Montagne d’Aubervilliers avec R. Héritier ; ]domaines[ nomade (CCN de Montpellier) ; Jeux Chorégraphiques avec R. Héritier ; mon nom des habitants (2014-2018). A ces pièces se rattache de plus une série d’écritures pour musées.