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De terrain

Laurent Pichaud (FR)

création
août
2016

Qu'ils prennent place dans des lieux de vie réelle ou dans des espaces aménagés, c'est toujours en réponse au contexte que naissent les projets de Laurent Pichaud. Sensible aux spécificités et aux usages de l'environnement choisi, l'écriture chorégraphique émerge à partir d'expériences réalisées sur place. Au far°, l'artiste a souhaité s'installer dans une salle de gymnastique du centre-ville de Nyon, dans l'enceinte de l'ancien collège. Lieu polyvalent et collectif, la salle de gym endosse plusieurs rôles. On y joue, apprend, s'associe; on s'y réfugie aussi en cas de catastrophe. Une équipe locale et éphémère s'est constituée, suite à un appel à participation auprès des habitants de Nyon et de réfugiés récemment arrivés en Suisse. À travers le jeu, le groupe a éprouvé à la fois son inconnu, son commun et son élan. Le lieu est fixe, certes, mais toute communauté est mouvante.

interview de Laurent Pichaud
Quand la danse fait voir
par Eva Cousido

reportage
Au far°, migrants et habitants dansent pour se rejoindre
par Sophie Badoux, RTS

conception : Laurent Pichaud ; interprétation : Antoinette Banoub, Daniel Bokretsion, Ali Darasi, Tesfu Ghirmay, Teum Mubarek, Emmanuelle Staub, Meron Tekeste, Tesfit Yemane ; production : x-sud, far° Nyon
x-sud/laurent pichaud bénéficie d’une subvention d’aide à la structure de la part du département du Gard – France ; cette proposition est soutenue dans le cadre des projets d'intégration de la ville de Nyon

repères biographiques : Laurent Pichaud est né en 1971 à Nîmes. Après une formation auprès de Nicole Canonge, il débute son parcours d’interprète et chorégraphe dans les années 1990 alors que la danse contemporaine est traversée par une remise en cause du spectacle et de ses codes. Il participe pleinement de ces réflexions et expérimentations tout en poursuivant parallèlement un cursus universitaire d’histoire de l’art. Dans son travail chorégraphique, il privilégie les recherches sous le mode des «consignes et contraintes», toujours en immédiate relation avec le réel environnant de l’interprète. Ce souci du lieu de présentation est devenu peu à peu une constante centrale dans sa démarche — chaque projet est associé à un contexte spécifique, un lieu en lui-même pouvant suffire à définir le sujet d’une pièce. Au-delà des caractéristiques physiques des lieux, ses dernières recherches s’intéressent toujours plus à la position du spectateur, c’est-à-dire à sa part dans le chorégraphique mais aussi à la présence du chorégraphique dans son imaginaire. Il est à ce jour l’auteur d’une douzaine de pièces, dont parmi les plus récentes mon nom, une place pour monuments aux morts ; indivisibilités avec Deborah Hay ; La Montagne d’Aubervilliers avec R. Héritier ; ]domaines[ nomade (CCN de Montpellier) ; Jeux Chorégraphiques avec R. Héritier ; mon nom des habitants (2014-2018). A ces pièces se rattache de plus une série d’écritures pour musées.